L’entente franco-allemande en affaires

l'avis d'Yves Rommel

Yves Rommel a travaillé durant douze années au sein du groupe français Altran, en charge des activités en Allemagne, en Autriche et e Suisse. Il est également Conseiller du commerce extérieur français sur la région bavaroise, et aujourd'hui il monte sa propre entreprise, Victanis, société d'aide et de conseil aux entreprises souhaitant se développer outre-Rhin.

L’entente franco-allemande en affaires

Clichés ou réalités ?

Lors de son parcours chez Altran qui l'a mené jusqu'au comité de direction, Yves Rommel a participé activement à des intégrations opérationnelle et culturelle lors de rachats d'entreprises étrangères, allemandes notamment. « C'est ainsi que j'ai pu constater des difficultés interculturelles, qui ne se remarquent pas de prime abord mais qui montrent au final les divergences de gouvernance qui peuvent exister entre des entreprises de nationalités différentes », se rappelle- t - il. Concrètement, il reconnaît que les habi¬tudes du monde des affaires entre Français et Allemands - si elles peuvent passer pour clichés - n'en demeurent pas moins des réalités avec lesquelles il faut composer.

D'un côté, « Les Allemands aiment que les choses soient planifiées, que chaque point soit étudié en amont de la prise de décision. Ils travaillent de façon très collégiale et peuvent difficilement avancer sur des chemins non balisés », observe Yves Rommel.

De l'autre, « Les Français peuvent parfois montrer une certaine brutalité dans leur approche et dans leur mode de décision. » Ces divergences de fond amènent les deux parties à rencontrer quelques obs tacles : « La gouvernance plutôt dirigiste à la française ne correspond pas du tout aux pratiques consensuelles allemandes, et les Français semblent quant à eux déconcertés par ce qu'ils interprètent comme un manque de réactivité des Allemands », donne-t-il pour exemple. -«Ensuite, ajoute-t-il, de petits détails de forme montrent que là encore les habitudes ne sont pas les mêmes. » Yves Rommel cite alors la ponctualité, l'établissement des ordres du jour, ou encore le suivi des actions, qui sont menées avec davantage de rigueur chez les Allemands que chez les Français.

Des opportunités en Bavière

Bien entendu, cet obstacle n'est pas insurmontable et passer outre en vaut la peine. « L'Allemagne reste le premier marché européen, leader en exportations », rappelle Yves Rommel. Les opportunités ne manquent donc pas, en particulier en Bavière: « C'est le land le plus riche. Le développement économique y est très dynamique, surtout en ce qui concerne les secteurs de l'automobile, de l'informatique, l'électronique et des télécoms, des biotechnologies et de l'aéronautique. »

D'autant qu'avec un taux de chômage en deçà des 3,5%, cette région en plein développement « manque cruellement de talents ». Cette zone géographique de notre premier partenaire commercial semble ainsi offrir de belles perspectives pour nos entreprises. « Toutefois et de prime abord, le côté parfois un peu réservé des Bavarois n'enlève rien à leur forte ouverture à des partenaires étrangers et notamment fran¬çais, dont les compétences sont ici fortement appréciées », souligne Yves Rommel. Pour l'heure, Yves Rommel a fondé sa société, une SARL. Il monte son affaire avec un associé et il est en cours d'intégration de nouveaux partenaires sur les régions économiques importantes en Allemagne. Victanis a son siège à Munich, et des ouvertures de bureaux sont prévues prochainement à Francfort et Hambourg.

www.victanis.de 

Journaliste : Laure Tréhorel
Magazine „Conquerir“ Sept-Oct 2008.
Website: www.conquerir.com 

Clichés ou réalités ?

Lors de son parcours chez Altran qui l'a mené jusqu'au comité de direction, Yves Rommel a participé activement à des intégrations opérationnelle et culturelle lors de rachats d'entreprises étrangères, allemandes notamment. « C'est ainsi que j'ai pu constater des difficultés interculturelles, qui ne se remarquent pas de prime abord mais qui montrent au final les divergences de gouvernance qui peuvent exister entre des entreprises de nationalités différentes », se rappelle- t - il. Concrètement, il reconnaît que les habi¬tudes du monde des affaires entre Français et Allemands - si elles peuvent passer pour clichés - n'en demeurent pas moins des réalités avec lesquelles il faut composer.

D'un côté, « Les Allemands aiment que les choses soient planifiées, que chaque point soit étudié en amont de la prise de décision. Ils travaillent de façon très collégiale et peuvent difficilement avancer sur des chemins non balisés », observe Yves Rommel.

De l'autre, « Les Français peuvent parfois montrer une certaine brutalité dans leur approche et dans leur mode de décision. » Ces divergences de fond amènent les deux parties à rencontrer quelques obs tacles : « La gouvernance plutôt dirigiste à la française ne correspond pas du tout aux pratiques consensuelles allemandes, et les Français semblent quant à eux déconcertés par ce qu'ils interprètent comme un manque de réactivité des Allemands », donne-t-il pour exemple. -«Ensuite, ajoute-t-il, de petits détails de forme montrent que là encore les habitudes ne sont pas les mêmes. » Yves Rommel cite alors la ponctualité, l'établissement des ordres du jour, ou encore le suivi des actions, qui sont menées avec davantage de rigueur chez les Allemands que chez les Français.

Des opportunités en Bavière

Bien entendu, cet obstacle n'est pas insurmontable et passer outre en vaut la peine. « L'Allemagne reste le premier marché européen, leader en exportations », rappelle Yves Rommel. Les opportunités ne manquent donc pas, en particulier en Bavière: « C'est le land le plus riche. Le développement économique y est très dynamique, surtout en ce qui concerne les secteurs de l'automobile, de l'informatique, l'électronique et des télécoms, des biotechnologies et de l'aéronautique. »

D'autant qu'avec un taux de chômage en deçà des 3,5%, cette région en plein développement « manque cruellement de talents ». Cette zone géographique de notre premier partenaire commercial semble ainsi offrir de belles perspectives pour nos entreprises. « Toutefois et de prime abord, le côté parfois un peu réservé des Bavarois n'enlève rien à leur forte ouverture à des partenaires étrangers et notamment fran¬çais, dont les compétences sont ici fortement appréciées », souligne Yves Rommel. Pour l'heure, Yves Rommel a fondé sa société, une SARL. Il monte son affaire avec un associé et il est en cours d'intégration de nouveaux partenaires sur les régions économiques importantes en Allemagne. Victanis a son siège à Munich, et des ouvertures de bureaux sont prévues prochainement à Francfort et Hambourg.

www.victanis.de 

Journaliste : Laure Tréhorel
Magazine „Conquerir“ Sept-Oct 2008.
Website: www.conquerir.com 

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