10 points qui surprendront les français

¡Viva España!

Au fil de mes voyages j'ai vite compris que les guides n'étaient pas des bibles, il leur manque toujours des récits personnels. Avec ce genre de récit on évite les problèmes de départ, qui font que votre adaptation est plus lente et moins agréable.

J'ai donc fait une liste de 10 points importants et sérieux ou non qui m'ont bigrement surpris, en parlant de mon vécut personnel, ce n'est pas un guide complet (il ne m'est pas arrivé tous les malheurs du monde), certaines choses peuvent vous arriver et d'autres non. C'est sous forme de classement décroissant, pour garder le suspense jusqu'à la fin.

10- Mañana

Vous allez l'entendre souvent ce petit mot. Il est joli, sympa à prononcer, mais si vous savez qu'il signifie 'demain' ou 'matin', vous commencez à comprendre pourquoi je l'ai mis. A Madrid il doit y avoir d'énormes problèmes de logistiques car on a du mal à trouver ce que l'on souhaite quand on le souhaite. Si vous demandez à des vendeurs sachez que souvent ils vous diront de revenir 'Mañana' car c'est demain qu'ils seront livrés. Si vous croyez que c'est peu courant ou très répandu détrompez vous, c'est assez occasionnel pour m'avoir donné envie de le mentionner. Le seul problème est que certains produits sont durs à trouver, généralement ce sont ceux là qui doivent revenir le lendemain.

9- Passages pour piétons

Les passages pour piétons par soucis d'économie (très probablement) les Espagnols ont oublié (volontairement) un petit quelque chose - non ce n'est pas le passage pour piétons. C'est assez dur à comprendre, mais je vais vous l'expliquer via un dessin. Faites un carrefour en forme de '+', rien de bien difficile, dessinez les passages pour piétons, vous en avez quatre (normal il y à quatre intersections). Avec ce dessin vous n'êtes pas à Madrid, pour faire comme si, retirez simplement un passage pour piétons. Vous avez quatre rues, et trois points de passage. Si vos rues font plus de 4 voies, le problème est conséquent car si vous arrivez du coté sans passage piéton et vous souhaitez traverser là où il aurait du être, vous devez traverser au minimum deux passages pour piétons, au pire trois passages pour piétons. Une promotion qui semble intéressante mais qui n'est qu'une perte de temps.

7- Bonnes manières

Attention lorsque vous traversez! Les espagnols aiment la corrida, il existe une sorte de 'jeu' imitant la corrida. Vous aurez le rôle du toréador et l'automobiliste du taureau. Le but n'est pas de vous frôler à toute vitesse, mais de s'arrêter, presque en pillant, le plus près de vous. En général en vous voyant traverser ils ne lèvent pas le pied et donnent des coups de freins sec au dernier moment. Je tiens à préciser - sans vouloir vous effrayer - qu'il arrive que certaines fois en corrida le taureau gagne. Faites très attention, on ne s'y fait simplement pas, je m'arrête bloqué par la peur de finir sous les roues d'une Skoda. Egalement les Espagnols n'hésitent pas à bousculer dans la rue, ne comptez pas sur eux pour essayer de vous éviter, j'en ai discuté avec un collègue néerlandais, lui aussi était choqué par cette attitude. Cependant, les Espagnols n'ont pas de leçons de politesse à recevoir, dans le métro, soyez sur qu'un aveugle, une personne âgée ou une mère avec de petits enfants, se verra libérer une place pour s'asseoir.

6- Les queues

On a l'impression que les Espagnols adorent faire la queue. Une sorte de sport national, alors que pour les français le sport national est de 'griller' la queue. Un choc des cultures. Le plus énervant pour un français, et là ce n'est pas que mon opinion, c'est les personnes âgées, en Espagne les personnes âgés sont souvent seules et doivent faire leurs courses seules. Si vous trouvez qu'en France c'est horriblement long, en Espagne les personnes âgés discutent souvent avec la caissière. Mettez vous aux coutumes locales!

5- Le Nutella®

On ne trouve pas les pots de 750g, un scandale étant donné le prix des petits. Importation quasiment obligatoire pour les amateurs.

4- Le Métro

En tant que Parisien, j'ai l'habitude de prendre le métro de manière quotidienne, en plus de celui de Paris, j'ai pris le métro à Londres pendant trois ans, j'ai essayé ceux de Rio de Janeiro, New York et Lisbonne. Pourtant celui de Madrid est spécial. J'ai pas réellement vu d'heures de pointes (peut être du fait que j'étais en été avec des horaires décalées), mais pas réellement d'heure creuses. Les lignes sont en plein aménagement, les plans changent tous les mois j'ai envie de dire. Globalement les installations sont récentes, propres, et (trop?) modernes. J'ose le dire il n'a aucun charme, contrairement à Paris ou Londres. En plus il est relativement bruyant, vous ne pouvez presque pas parler lorsque un métro est à l'arrêt sur le quai d'en face. En été si la clim a lâché vous vous en rendrez compte, c'est très désagréable.

Un point noir non négligeable est les tickets de métro. Les cartes ne sont pas vraiment avantageuses sur du court terme, il faut savoir qu'il faut un mois pour obtenir la carte d'étudiant, qui propose de bons tarifs. Sinon évitez les pour des courtes périodes, sauf dans l'éventualité que vous changiez de zone. Les tickets sont à 1€ à l'unité, 0,64€ par carnet de 10. Le carnet de 10 tient sur un seul ticket et il est impossible de savoir où vous en êtes de 10 voyages, sauf si vous comptez, mais il arrive que vous arriviez avec 0 voyages à la machine, et soyez obligez d'en racheter un autre.

Enfin ce qui m'énerve un peu c'est l'organisation. Certaines lignes ne passent pas par le centre ville, la 8 qui arrive de l'aéroport s'arrête à Nuevo ministerios, et reste relativement loin du centre. Les lignes suivent donc des chemins pas simples à suivre, et quadrillent assez mal la ville. Sur 11 lignes chaque ligne doit en croiser 6 maximums, sur une zone aussi large que la banlieue parisienne.

3- La chaleur

Si vous allez à Madrid en été soyez prévenu, la ville est en altitude il y a peu de vent, peu d'ombre et en général beaucoup de chaleur. Une chaleur lourde vous cloue là où vous êtes. Bien heureusement, la pollution est négligeable comparé à Paris ou Rio. La chaleur suce, littéralement votre énergie. C'est d'une difficulté pour les gens qui ne sont pas habitués à ces températures. Les piscines privés sont la meilleure alternative, les piscines municipales sont simplement en surpopulation. Egalement vous verrez qu'un lien fort vous unira avec votre climatiseur. La nuit dormir fenêtre ouverte est obligatoire, prenez des boules Quiès, Madrid est horriblement bruyante: un bruit de fond de moteurs permanant!

2- L'huile d'olive

Pour ceux qui sont des aventuriers, évitez à tout prix le colocataire espagnol. En Espagne c'est tout à l'huile. Pour avoir essayé le steak haché à l'huile, et les petits pois vapeurs à l'huile(cuit dans la poêle du steak non lavé), on fini par en avoir assez. Les Espagnols ont trois manies avec l'huile qui vous surprendront.

1/ Sachez que lorsque un Espagnol verse de l'huile ce n'est pas qu'à moitié (si vous prenez l'expression dans son sens littéral, enlevez la négation): 1 bon centimètre d'huile dans lequel on rajoute ce que l'on veut. Je peux vous dire que lorsque vous voyez des petits pois disparaître dedans vous avez subitement plus faim. Evitez juste de jeter un oeil. Idem si vous cuisinez barricadez l'entrée car en général votre nourriture risque de manquer d'huile pour les locaux. Pour ma part des steak aux herbes se sont retrouvé dans 1 centimètre d'huile (on ne sentait plus les herbes).

2/ La manie apparemment la plus courante, est la pire à supporter, si 1 centimètre d'huile vous est supportable, sachez que les espagnols recyclent l'huile (c'est bon pour la planète certes) mais manger quelque chose qui a été cuisiné avec l'huile des gambas d'il y deux jours...

3/ Ensuite faites attention à la répartition des tâches, car celui qui cuisine ne lave pas forcément et il ce peut que vous deviez nettoyer, sachez que la cuisine à l'huile ça gicle de partout. Dans ma collocation les plaques de cuissons étaient souvent recouvertes d'une pellicule d'huile.

Le plus drôle dans l'histoire c'est que la nourriture reste bonne, et mangeable.

1- La VISA® qui ne passe jamais.

Madrid regorge de superettes ou petits supermarchés, c'est très pratique pour aller faire les courses, on y trouve de tout, chips, glaces, pâtes, huiles, céréales, produits ménagers, Nutella. Le seul problème est le matériel qui est souvent incompatibles avec les VISA françaises (mes colocataires français ont le même problème avec leurs cartes de crédit). Dans mes premières semaines j'ai du faire le tour des superettes pour voir lesquelles acceptaient ma VISA, hormis l'Open Cor (filiale de Corte Inglès, horriblement cher), jamais ma VISA n'est passé. D'où une

obligation de payer en liquide. Les supermarchés comme les Carrefours et Al campo (Auchan) sont plus grands et possèdent le matériel pour accepter votre carte si elle ne passe pas. C'est énervant, car soit vous faites les courses de la semaine dans un supermarché à 30 minutes de chez vous, soit vous devez aller retirer aux distributeurs, et étant donnés les frais de retraits dans une autre banque que la votre vous devez retirer beaucoup (retirer 10€ et payer 10€ de frais de retrait ce n'est simplement pas rentable), et vous avez 200€ sur vous en général.

Pour être plus complet sur ce point je rajoute le problème 1.b, la carte d'identité oublié. En général c'est quand on vous demande "DNI" ou "documentacion de identidad" que vous y pensez, trop tard. Elle est obligatoire pour payer avec une carte de crédit, car on utilise la piste magnétique. Les VISA existent en Espagne c'est juste un petit problème d'électronique, le matériel est souvent dépassé.

Voila j'espère avoir fait le tour, mais rassurez vous je suis encore en vie, sain d'esprit, j'ai mes deux jambes, et quelques kilos de graisse en plus.

Par Guillaume Mathivaud à Madrid


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